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Roman policier. Disponible en poche (13€) et en format A5 (16€) sur le site TheBookEdition.

Le pitch

Un matin, une femme est retrouvée égorgée devant sa maison. Elle est nue. Toutes ses affaires ont disparu, et la scène de crime ne comporte aucune trace. Les lieutenants de police Paul Amsler et Solène Milhaud ont bien peu d'éléments pour démarrer leur enquête.

Des témoins parlent d'un homme mystérieux qui suit la victime dans le centre ville. Alors qu'une deuxième femme est assassinée, les policiers identifient un suspect : un jeune homme marginal installé dans les terres désertiques de l'intérieur, sur le continent.

Il s'avère difficile de le faire parler. Mais au gré de ce qu'il révèle et ne révèle pas, un scénario bien plus glaçant que ce que les flics avaient imaginé va se dessiner...

Comment peut-on en arriver à commettre un crime ?

Comment peut-on en arriver à franchir cette ligne là ? C'est la question que je me posais lorsque j'ai commencé ce roman. Elle ne m'a pas quittée jusqu'à la dernière ligne.  

Pour moi, cette histoire a débuté par un personnage : Arthur, un jeune homme un peu simple d'esprit qui erre dans les rues d'une petite ville de bord de mer. Vous le retrouverez au fils des pages car il est un centre, un fils conducteur de l'intrigue.

Au début, à part Arthur, j'avais surtout en tête des atmosphères, des décors, des lumières. Puis, l'idée d'un polar s'est rapidement imposée. J'ai travaillé sur mes victimes, mais il m'a fallu quelques bonnes dizaines de pages avant de savoir qui serait l'assassin !

Dernier Virage avant la Nuit est un polar noir.

Ce roman, je l'ai imaginé comme une descente aux enfers, une plongée dans un cauchemar. Je voulais que ses héros ressemblent à ce qu'ils auraient été s'ils avaient réellement existé. Je voulais parler de leurs sentiments, de leurs émotions. Je me suis donc énormément documentée. Mais pour autant je ne voulais pas être dans la photocopie de la réalité : j'aime qu'une fiction garde sa part part de fiction. C'est là, dans le passage de l'observé à l'inventé qu'est la richesse d'écrire. 

Du réel à l'imaginaire

Bien que l'histoire colle au réel, elle se situe dans décor inventé de toutes pièces.  Il symbolisait beaucoup à mes yeux : d'un côté, "La Presqu'île" une charmante petite ville de bord de mer où vit une population tranquille et socialement intégrée, et de l'autre, les "terres de l'intérieur" une lande désertique habitée par des marginaux abîmés par le sort (décor inspiré des paysages somptueux d'Islande). 

Ayant démarré ce projet en 2010, j'ai été  influencée par crise financière. Je me souviendrais toujours du jour où en allumant la télé, je suis tombée sur l'interview d'une jeune diplômée islandaise qui se retrouvait à fouiller les poubelles pour manger. Un choc !

Cette crise constitue non pas le thème, mais le terreau de l'histoire. D'où cet aller-retour permanent entre l'abondance et la misère, la presqu'île et les terres. Ce sont des univers parallèles reliés par de rares passerelles, tout comme le monde de l'innocence et celui du crime (la manière dont on passe de l'un à l'autre restant pour moi quelque chose d'infiniment mystérieux).