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Lille pour acheter moins, démocratie participative et des films politiques

Lille pour acheter moins, démocratie participative et des films politiques

Lille, je n’y avais pas mis les pieds depuis très longtemps et le souvenir que j’en gardais n’était pas fou fou. J’ai été très agréablement surprise par le nombre de boutiques charmantes qu’il y a dans le centre-ville. Sans compter le centre commercial et les magasins d’usine…
En arrivant à la gare, je suis allée à un guichet demander un plan. Un programme de Séries Mania traînait sur le comptoir. Il semblait m’attendre. Résultat, j’étais venue faire les boutiques et j’ai passé tout mon temps au cinéma.  Je vous mets différents liens sur ce week-end en bas de ce post.
C’était un très bon week end. Pour commencer, j’ai toujours kiffé le Nord, enfin Lille, c’est mon Nord, mais ça peut être ton Sud ou ton Est… J’adore ! L’architecture, les grandes places et les petites rues des centre-villes, l’ambiance, la gentillesse des gens, le ciel gris parfois… Tout !

Des séries en rapport avec l’actualité

Séries Mania, c’est un festival de séries télévisées projetées sur grand écran. Non seulement les séances sont gratuites, mais en plus certaines séries sont inédites, comme Eden, dont je vous parlerai plus loin dans ce post.
J’ai commencé mon week end de visionnage intensif avec le téléfilm Brexit (qui est passé en France sur Netflix je crois, et que les anglais ont déjà vu depuis un moment).  Le sujet, vous pouvez le deviner, mais ici, on parle de ce qui s’est passé avant. Avant le vote. Et pour moi qui ne vis pas en Angleterre et qui ai vu tout ça de loin, c’est passionnant. Le téléfilm décortique comment Dominic Cummings a œuvré à la campagne en faveur du Brexit. On en apprend beaucoup sur le marketing politique et rien que pour ça, il faut le voir.

Brexit versus Vice. Deux hommes de l’ombre portés à l’écran

Pour en revenir à Brexit-le-téléfilm, j’ai trouvé qu’il a une certaine ressemblance avec « Vice » qui nous parle de Dick Cheney Vice-Président sous Bush. On y trouve la même volonté d’éclaircir les choses, le même décorticage méticuleux... Sauf que j’ai trouvé Vice assez chiant, alors que j’ai adoré Brexit.

Donc l’un est chiant, l’autre pas. Je me suis demandée pourquoi: en tant qu’auteure, ça m’intéresse toujours de savoir pourquoi ça marche, ou pas.  J’aurais tendance à penser que ce n’est pas dû aux scénarios et à la manière de présenter les personnages, qui se ressemblent beaucoup, mais plutôt à la personnalité des protagonistes.

Côté Vice/Cheney, on a un type particulièrement peu sympathique, cynique et pas du tout charismatique. Côté Brexit/Cummings, on a un mec sincère, joué par un acteur au charisme phénoménal : Benedict Cumberbach. Côté Vice, je cherche les bonnes intentions et je ne les trouve pas. Difficile d’adhérer, on a juste envie de lui filer des baffes. Côté Brexit, Cummings agit par conviction, même si cette conviction est irrationnelle… Seul l’avenir nous dira s’il avait raison ou pas. Rendez-vous dans quelques années !
Brexit a été réalisé et est sorti pendant les événements dont il parle. La fin du film semble presque prémonitoire (par rapport aux derniers développement à la date où j’écris). Personnellement, j’adorerais qu’il y ait un deuxième épisode qui parle en temps réel de ce qui va suivre…

Plus de démocratie participative ?

Au delà de ce qui se passe aujourd’hui en Angleterre, le téléfilm Brexit m’a donné à réfléchir sur la démocratie participative. Personnellement, je l’appelle de tous mes voeux…
Oui, mais comment ? On le voit bien, répondre par OUI ou par NON à une simple question… est tout sauf simple. Parce que derrière cette question, il y a une multitude de paramètres, de tenants et d’aboutissants ultra-complexes dont on n’est pas forcément conscient quand on met son bulletin dans l’isoloir. Alors que faut-il faire ? Consulter le peuple sur les grandes questions à coup de referendum ? Procéder comme Macron avec son grand débat national ? (est-ce une meilleure solution ou juste une solution plus marketing ?) Consulter les gens projet par projet ?
De toute façon, les citoyens sont de plus en plus informés. Plus impliqués, je ne sais pas, mais plus exigeants, je crois. Qui a envie, aujourd’hui, de supporter le paternalisme du monde politique ? J’imagine que plus ça ira, plus on voudra participer aux prises de décisions…
Et vous, qu’est-ce que vous en pensez ? Est-ce que vous croyez que la démocratie participative est l’avenir de la démocratie ? Ou qu’au contraire elle nous fait courir le risque d’être gouvernés par une opinion publique incompétente ?

Une série passionnante : Eden

Eden nous montre les destins croisés de plusieurs migrants : Amare et Daniel, deux jeunes nigérians qui veulent gagner l’Angleterre ; Assam, étudiant accueilli dans une famille allemande ; Hamid et Maryam, un médecin et sa femme qui fuient la Syrie…   Mais aussi Helen, qui gère un camp de réfugiés à l’aide de fonds privés en Grèce ; Florian, jeune allemand devant accueillir au sein de sa famille une concurrence inattendue ; et d’Alexandros et Yiannis, deux vigiles du camp grec…

J’ai vu les 6 épisodes sur grand écran, les uns après les autres, sans m’ennuyer un dixième de seconde. Dominik Moll a réussi en quelques heures à nous parler de ce que vivent ces personnages tous très différents en nous donnant à ressentir ce qu’ils ressentent. Il nous fait suivre les trajectoires des uns et les autres, il nous fait comprendre leur logique avec un parfait mélange de sensibilité et de sobriété.
Cependant, quelque chose me laisse sur ma faim. C’est cette histoire de « gestion privée » du camp de migrants. La crise migratoire, aujourd’hui, c’est une nébuleuse. De l’information, il y en a, certes, mais, à moins peut-être de tout suivre de très près, on ne sait pas d’une manière exacte et précise qui fait quoi, qui paye quoi, combien, pourquoi...  ça aussi, c’est la réalité ! Dommage que la série n’en parle pas.
J’ai eu l’impression que dans l’intrigue, ce « projet de camp privé » tendait justement à éviter d’élucider toutes ces questions concrètes, toutes ces questions qui fâchent.

On comprend bien que le propos de Dominik Moll était de mettre l’accent sur les aspects humains de la question. Je suis sûre qu’il y a derrière ces images de fiction un gros travail de documentation. Mais j’aurais aimé qu’il aille jusqu’au bout de l’enquête, et qu’il nous parle de manière précise et documentée des questions financières liées aux migrants. Je ne crois pas que dans un sujet aussi épineux que celui-là, il y ait des choses qui ne soit pas bonnes, ou pas importantes, ou moins importantes à dire. Tout est bon à dire parce que justement, il est question de la réalité… Et qu’il n’y a pas de moitié de réalité ! Dommage, car en dehors de cela, c’est une très bonne série…

Et les gaufres alors ?

Comme je vous le disais, j’ai beaucoup apprécié ce week-end de shopping qui s’est fini au cinéma… Mon seul regret est d’avoir stupidement résisté aux gaufres de chez Meert. Franchement ! C’est en en parlant avec mes copines que j’ai réalisé mon erreur. Elles sont formelles : il y a la gaufre lambda, et il y a la gaufre de chez Meert. Je vais être obligée de revenir.

Dans cet post, je vous ai parlé  :
Du bar Dernier bar avant la fin du monde (en photo) qui tire son nom du film The world’s end dont le titre français est Dernier Pub avant la fin du monde. Pour ce qui est du bar , il y en a un à Lille et un à Paris.
De faire du shoping à
Lille, la ville idéale pour acheter moins (Lol)
Du film
Vice, réalisé par Adam McKay
Du téléfilm 
Brexit : the uncivil war, réalisé par Toby Haynes
De la série
Eden, réalisée par Dominik Moll
De
démocratie participative
Et des gaufres de chez
Meert

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