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Trois livres qui ont changé votre vie, la voisine et les courses.

Trois livres qui ont changé votre vie, la voisine et les courses.

L’événement interblogueurs d’Olivier Roland

« Rédiger un post sur 3 bouquins qui ont changé votre vie ». C’est l’événement interblogueurs lancé par Olivier Roland auquel je participe aujourd’hui. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Olivier a un blog qui s’appelle « des livres pour changer votre vie », ainsi qu’une chaîne Youtube pour rebelles intelligents (mais c’est nous ça, non ?)

Son truc à lui, c’est l’entrepreneuriat. Les livres dont il parle sont souvent liés à cette thématique, et on y trouve pas mal de pépites inspirantes, comme par exemple : La magie de voir grand de David Schwartz, qui nous parles des attitudes qui favorisent la réussite dans la vie, ce qui finalement nous concerne tous (et l’article est suffisamment détaillé pour qu’on puisse se faire une bonne idée du sujet en lisant). Je vous mets plus de liens sur Olivier et des trois livres que j’ai choisi tout en bas de ce post.

En lisant le mail d’Olivier sur cet événement, je n’ai pas tout de suite pensé à m’y joindre. Le message est resté dormir dans ma boîte de réception. Mais je suis retombée dessus au bon moment et je me suis finalement lancée.

Trois titres me sont immédiatement venus à l’esprit et me voilà, assise sur ma terrasse un dimanche matin, humant mon café et l’herbe mouillée, car il a plu ici cette nuit. Et réalisant qu’il faut que je me dépêche pour écrire cet article ! Et je vois la voisine qui sort promener son chien. Le petit déjeuner dehors, c’est un rituel dans ma vie. Ou au moins une tasse de Nespresso bien fort comme ce matin. C’est mon sas de tranquillité, de contact avec la nature aussi, avant de démarrer la journée.

Etant romancière, je ne vais pas vous parler de littérature entrepreneuriale. Et j’imagine que vous pourriez vous demander ce que je viens faire dans cet événement…

Mais tout écrivain est un entrepreneur ! Parce que oui, écrire 300 ou 400 pages que le lecteur ne lâchera pas, c’est une entreprise. Un livre est un produit. Produit d’une pensée, d’une inspiration, d’un projet. Produit d’un cheminement très personnel, d’un long travail, d’une ambition.

Publier, c’est relever un défi, long, difficile, sans savoir s’il sera payant ou pas. Exactement comme le fait quelqu’un qui monte sa boîte ! Mon roman policier, Dernier Virage avant la Nuit a occupé trois ans de ma vie, mais je ne le regrette pas, car je suis fière de lui. Et je suis actuellement à mi-chemin d’un autre thriller.

Mais revenons à nos trois livres. Je vais vous les citer dans leur ordre d’arrivée dans mon existence.

Un barrage contre le pacifique – Marguerite Duras

Lecture d’adolescence, littérature d’adulte, une autobiographie écrite à la troisième personne, tragique, forte, presque désespérée. L’histoire d’une jeune fille qui vit en Indochine, à l’époque, figurez-vous. Suzanne. Sa mère a acheté un terrain au bord de la mer de Chine sans savoir qu’il serait inondé chaque année.

Au-delà du contexte colonial, je voyais ce barrage contre le Pacifique comme un dérisoire rempart contre quelque chose de bien plus vaste encore que l’océan…  Le destin ?  Et au-delà du projet familial de lui trouver un amant riche, je ressentais la tentation de Suzanne de s’aventurer vers les hommes. Je m’identifiais à elle, sans même m’en apercevoir.

Ce dont je me souviens aujourd’hui, c’est de l’écriture fascinante de Duras. Cette écriture libre, comme bercée par les vagues, imprégnée par le vent. Je me suis identifiée à elle, à l’adolescente comme à la romancière. Écrire m’est apparu comme espace de liberté. C’est avec cette lecture sombre, au temps des fêtes et des petits copains, que mon envie d’écrire a commencé à devenir, presque un projet. Un possible.

Obsession – David Goodis

Je ne sais plus exactement quand j’ai découvert ce roman noir, écrit par un auteur américain, prolixe et adapté maintes fois au cinéma.  Cela a été pour moi un choc. Ce bouquin m’a absorbée totalement. Il a laissé en moi une trace, je ne sais pas comment l’expliquer.  Là encore, ce dont je me souviens le mieux n’est pas l’histoire elle-même, mais son atmosphère obscure, entre rêve et réalité. C’est un polar psychologique bourré de mystères et de tourments... Et Goodis a une manière incroyable de vous faire entrer dans les émotions de son personnage principal.

Une blonde platine qui traverse les pages comme un fantôme, une ombre qui se dissipe aussi vite qu’elle est apparue… C’est elle, l’objet de l’obsession ! Elle va pousser Alvin Darby, le héros, à partir à la dérive dans les bas-fonds de Philadelphie.

Au moment où j’ai lu ce livre, ou plus exactement « où je l’ai bu », je n’écrivais pas encore, mais je savais que je ferais. J’avais juste besoin d’oser prendre la parole. David Goodis ne ressemblait pas à l’idée que je me faisais d’un bon élève. Il n’appartenait pas à cette caste impressionnante et inaccessible des grands écrivains qu’on voyait à la télévision.

Il avait une légende, vraie ou fausse, de génie maudit tombé dans l’alcool. Je l’imaginais comme un bandit inspiré. Aujourd’hui, je suis absolument certaine que c’est lui qui m’a déterminée à écrire des romans policiers. C’est lui qui m’a donné le courage de m’y mettre. Si lui le pouvait, alors moi aussi…

Il est 11h20. Je suis aux deux tiers de cet article, je file chez Monop faire quelques courses pour le week-end et je reviens. Tout à l’heure, je me suis arrêtée pour écouter Foster the people (“Sit next to me”, liens en bas de ce post) et je me suis mise à danser sur mon balcon, mais je m’en fous, il n’y a personne en face.

Tokyo – Mo Hayder

Une auteure britannique et un roman plus récent. J’en avais déjà écrit deux (dont je ne suis pas entièrement satisfaite) quand j’ai lu celui-ci, et ça a été une révélation !

Une plongée dans les tréfonds les plus obscurs du personnage, un univers très noir, mais aussi très vivant, évocateur, si riche d’images et de sensations. Un roman où à travers l’intrigue policière, bien d’autres choses que « savoir qui a fait quoi » sont élucidées.

Mo Hayder a le génie que donne un travail acharné. Elle va jusqu’au bout de chaque idée, de chaque chapitre, de chaque personnage, et même plus loin encore. Tout ce qu’elle écrit n’est pas aussi surprenant que Tokyo, mais tout a la même puissance. Elle est documentée à fond. Elle ne recule pas, elle n’adoucit rien, elle ne fait pas de concessions.

Pour m’être déjà coltiné le boulot, je sais quel énorme défi elle relève chaque fois qu’elle termine un manuscrit. Chacun d’eux est un monde, une de ces grosses claques qui te poussent à toi aussi repousser tes limites.

Et à viser toujours plus haut !

Il est 13h30 à peu près. Il commence à faire un peu chaud sur ce balcon.

 J’ai terminé cet article et j’ai passé un bon moment à l’écrire. Avec moi-même, bien sûr, puisque je suis seule face à la fameuse page blanche. Mais surtout avec vous, puisque c’est à vous que j’ai pensé en écrivant.

Dans ce post, je vous ai parlé

. d’Olivier Roland
. de son blog
Des livres pour changer de vie 
. de sa chaîne Youtube pour rebelles intelligents

 . de Marguerite Duras
. et de son roman autobiographique 
Un barrage contre le pacifique

 . de David Goodis
. souvent adapté au cinéma, la liste est
ICI 
. et de son roman
Obsession

. de Mo Hayder
. et de son roman Tokyo

. Et, incidemment, de Foster the people, de leur chanson Sit Next to Me, de ma voisine et des courses.

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